Table of Contents
Ana: De professionnelle à passionnée de sports motorisés
Il y a quelques années, je ne me serais jamais décrite comme une « fille de sports motorisés ». Aujourd’hui, les sports motorisés font partie intégrante de ma vie professionnelle, mais aussi de la façon dont j’aime passer mon temps libre.
Je suis originaire de Cancún, au Mexique, et je vis maintenant à Montréal, où je travaille en marketing numérique et en expérience Web dans l’industrie des sports motorisés.
Comme je travaille dans l’univers numérique, je vois des machines tous les jours : des photos, des vidéos, des campagnes, des pages de produits et du contenu mettant en scène des gens qui roulent, conduisent, explorent, rient et semblent complètement emballés par ce qu’ils vivent.
Pendant longtemps, c’est ainsi que je connaissais les machines : à travers un écran. Je pouvais voir l’excitation dans les contenus. Je comprenais ce que nous cherchions à communiquer. Mais je ne l’avais pas vraiment ressentie moi-même.
Puis, j’ai pris le volant et quelque chose a changé.
Tout à coup, j’ai compris ces expressions que j’avais vues si souvent en ligne. Les grands sourires. L’adrénaline. L’excitation lorsque la machine réagit sous nos commandes. Cette envie de recommencer dès qu’on s’arrête.
Je me souviens avoir été sincèrement emballée. Quelque chose que je côtoyais professionnellement tous les jours est soudainement devenu personnel. Je ne me contentais plus d’observer l’expérience. Je la comprenais.

De l’industrie à l’expérience
J’avais déjà conduit des motomarines par le passé et, en grandissant à Cancún, l’eau a toujours fait partie de mon quotidien. Mais travailler dans l’industrie des sports motorisés a éveillé ma curiosité pour tout cet univers qui gravite autour des machines.
J’ai donc commencé à dire oui à davantage d’expériences. Hors route, VTT, motoneige… J’ai rapidement réalisé que j’étais pratiquement toujours partante pour une aventure, surtout si elle me permettait de découvrir un nouveau terrain.
Il y a quelque chose de complètement différent lorsqu’on est soi-même derrière le volant. On remarque le terrain. On ressent les réactions de la machine. On devient plus consciente de ce que l’on fait et de tout ce qu’il reste encore à apprendre.
C’est probablement ce que j’aime le plus. Je suis parfaitement à l’aise d’être débutante. Je préfère poser des questions, essayer quelque chose de nouveau et apprendre par l’expérience plutôt que d’attendre de me sentir experte.


Une femme dans l’industrie des sports motorisés
Travailler dans cette industrie a également changé ma façon de voir la représentation des femmes. Les sports motorisés peuvent encore sembler intimidants de l’extérieur, surtout lorsqu’on n’a pas grandi entourée de machines.
On peut avoir l’impression que tout le monde connaît déjà la terminologie, l’équipement et sait exactement ce qu’il fait. Mais plus je voyais de femmes travailler dans l’industrie, conduire, piloter, essayer des machines et partager leurs expériences, plus il me semblait naturel d’y prendre moi aussi ma place.
Pour moi, c’est important. La représentation n’a pas toujours besoin d’être spectaculaire. Parfois, il suffit simplement de voir une autre femme derrière le volant et de se dire : « Peut-être que je pourrais essayer moi aussi. »

Apparemment, l’enthousiasme est contagieux
Plus je vivais d’expériences, plus j’en parlais. Puis, quelque chose d’assez drôle a commencé à se produire.
Mon mari s’est mis à s’intéresser davantage à l’idée de se joindre à moi pour différentes aventures en plein air et expériences liées aux sports motorisés. Et après m’avoir suffisamment entendue parler de hors route, ma mère a décidé qu’elle voulait elle aussi essayer. Éventuellement, c’est elle qui s’est retrouvée derrière le volant.
La voir sourire pendant qu’elle conduisait demeure l’un de mes souvenirs préférés de ces aventures. C’était aussi un rappel que, parfois, tout ce qu’il faut, c’est une invitation : « Viens essayer ça avec moi. » Cela peut suffire à transformer quelque chose d’inconnu en une expérience qu’on finit par adorer.

Toujours en apprentissage, toujours prête à dire oui
Suis-je une experte? Probablement pas. Mais je ne cesse jamais vraiment de dire oui.
J’ai encore beaucoup à apprendre et je pense que c’est justement ce qui rend le tout aussi excitant. Je n’ai pas besoin de tout savoir. Je veux simplement continuer à sortir, à essayer et à découvrir.
Oui à l’apprentissage. Oui aux nouvelles expériences. Oui à prendre le volant. Et toujours oui à l’aventure.




