Table of Contents
La Tuque: le paradis du sport motorisé – partie 2
J’ai l’impression de l’avoir répété une centaine de fois cette fin de semaine-là, mais ma famille vient de La Tuque. C’est avec mon oncle, sur la 155, que je suis tombée en amour avec « le bécyk à gaz ». C’est au camping de La Tuque que j’ai appris à pêcher. C’est là que je passais mes journées au soleil à faire des mots cachés, collée sur ma grand-mère. Et c’est aussi là que mon grand-père me glissait des caramels Werther’s pour la route… en cachette.
Depuis que je suis « grande », les occasions de retourner là-bas en famille sont beaucoup plus rares. Alors, quand on a eu la chance de passer un week-end à La Tuque, j’ai levé la main sans hésiter.
Comme vous avez pu le voir dans l’article de Gab, on a vraiment été gâtées dès la première minute. Deux premières journées bien remplies dans le corps, le sourire encore bien accroché au visage, on poursuit notre aventure. Bon… on en était où déjà? Ah oui! L’heure du souper.
En attendant notre réservation au restaurant de la Seigneurie du Triton, on rencontre une famille de trois pêcheurs. On jase, on jase, et ils nous annoncent une excellente nouvelle : ils ont rempli leur quota et nous proposent de goûter à leur truite, préparée directement par les cuisiniers du Triton.
Et oui! Quand tu pêches à la Seigneurie, ils peuvent cuisiner ton poisson comme tu le veux : tartare, frit, fumé… name it!
Le repas quatre services était excellent. La truite était délicieuse. Le tartare était absolument délectable. On s’y attendait, tout le monde nous en avait parlé! La version fumée nous faisait un peu plus peur. J’y ai goûté, mais ce n’était pas mon coup de cœur.

Par contre, le clou du spectacle, c’était le dessert. Je ne suis vraiment pas une bibitte à sucre, mais le brookie, un mélange de biscuit et de brownie, était complètement décadent. J’aurais pu en manger un deuxième sans aucune honte.


Après le souper, on se vide pratiquement une bouteille de chasse-moustiques sur le corps avant d’aller s’installer autour du feu. On fait rapidement connaissance avec les autres visiteurs et, comme il y avait beaucoup de Français à la Seigneurie, on passe une bonne partie de la soirée à s’échanger des expressions et des coutumes. On a notamment parlé de la fameuse chienne à Jacques. Aux dernières nouvelles, elle se porte quand même très bien.
Après une journée remplie de soleil, d’activités et de bonne bouffe, bref, comme on dit en bon québécois, une journée sur la coche, je retrouve ma chambre, la chambre Écureuil. Bien installée, je ferme les yeux… et je m’endors pratiquement sur-le-champ.
Le lendemain, je me laisse réveiller tranquillement par le soleil qui entre dans la chambre. La température est parfaite. Je profite de la machine à café dans la chambre pour me préparer un premier café et je vais le savourer sur mon balcon, avec une vue magnifique sur le lac. Pas piqué des vers, je sais.
Une fois que Gab est réveillée, on se rejoint pour aller déjeuner ensemble. Déjà, c’est un buffet, donc je suis bien contente. On recroise nos amis de la veille, les yeux un peu petits cette fois-ci, puis on remplit nos assiettes de crêpes, de cretons, de toasts, de fruits et de café. Rien de très extravagant, mais c’était exactement le genre de déjeuner réconfortant dont on avait envie. Pis c’était juste en masse.
Une fois les bagages récupérés, on reprend tranquillement le chemin inverse. Retour en ponton, on dit au revoir à la Seigneurie, on embarque une autre fois sur le Spyder et on revient finalement au Domaine du Lac Édouard, où Dominic nous attend pour que je puisse récupérer ma moto.


Retour vers La Tuque
J’avais hâte de rouler, alors le départ vers La Tuque ne s’est pas fait attendre. On roule un peu sous la pluie, mais honnêtement, j’ai tellement de plaisir que ça ne m’affecte aucunement. À un moment, un petit bambi traverse tranquillement devant nous. Il est serein. Moi aussi. On se comprend, on se salue du regard, puis chacun poursuit son chemin.
En arrivant à la Villa Ducharme, on s’arrête rapidement pour aller déposer mon énorme sac avant de repartir explorer l’endroit. La pétillante Lyne nous fait visiter les lieux. La maison est magnifique. Plusieurs éléments d’origine ont été conservés et chacune des chambres est décorée selon une thématique sportive différente.
Elle nous parle aussi de la possibilité de louer la villa en groupe, une formule vraiment intéressante. Tout le monde a sa propre chambre, il y a une cuisine complète pour ceux qui préfèrent cuisiner plutôt que d’aller au restaurant… Honnêtement, je me suis tout de suite imaginée y revenir avec une gang d’amis.
L’heure du dîner approche, alors on s’arrête à la P’tite Côte BBQ. Je suis une GRANDE amatrice de burgers, particulièrement les smash burgers, et je dois dire que celui-là était vraiment excellent. La terrasse était super agréable. Le temps d’attente était un peu long, mais bon… c’est le prix à payer quand un endroit est victime de son succès.

Le parc des Chutes: un arrêt rempli de surprises
Ensuite viennent les activités. Premier arrêt : le parc des Chutes de la Petite Rivière Bostonnais.
Dans les bâtiments à côté des chutes, on retrouve quelques expositions, dont une sur Félix Leclerc, ainsi qu’une collection d’animaux naturalisés. Ce n’est pas immense, mais soyons honnêtes, les chutes volent complètement la vedette.



J’y suis allée plusieurs fois dans ma vie et, chaque fois, je reste impressionnée. C’est majestueux. C’est puissant. Ça sent bon la forêt. C’est le genre d’endroit qui te rappelle à quel point on est petits.
Par contre, petit avertissement : il y a BEAUCOUP de marches. Beaucoup à descendre… et évidemment, autant à remonter. Ce n’est donc malheureusement pas accessible en fauteuil roulant et, honnêtement, il faut quand même être un peu en forme pour pleinement en profiter. Personnellement, le cardio et moi, on n’est pas les meilleurs amis du monde. Je montais les marches en soufflant comme un bœuf pendant que Gab, elle, était morte de rire.

On poursuit ensuite avec les expositions de l’aérogare et de la gare.
L’aérogare est vraiment une belle surprise. On enfile un casque de réalité virtuelle et on part survoler les environs en hydravion. J’ai adoré l’expérience. C’est une façon vraiment immersive de découvrir la région et d’admirer la rivière autrement.


Quant à la gare, de l’extérieur, elle ne paie pas de mine, mais elle cache une exposition vraiment bien faite. Mon coup de cœur a été l’expérience « chalet » : deux chaises berçantes devant un petit foyer, pendant qu’une voix chaleureuse nous raconte l’histoire de La Tuque. C’était simple, mais vraiment réconfortant. Ça vaut le détour.

Après avoir couru un peu partout, on termine la journée à l’Italia Pizzeria. Pour moi, c’est un grand classique. Ma cousine y a travaillé pendant longtemps et, quand j’étais jeune, c’était un arrêt obligatoire chaque été.
Et là, je ne veux rien entendre. Oui, j’ai commandé une pizza hawaïenne. Haters gonna hate.


J’en profite ensuite pour aller prendre une bière avec la famille. Après tout, tant qu’à être à La Tuque, aussi bien faire une immersion complète. On jase, on rit, puis je retourne à la Villa pour une nuit de sommeil plus que méritée.
Le lendemain matin, on ne niaise pas. On met de l’essence une dernière fois, on dit au revoir à cette magnifique fin de semaine, puis c’est le départ.
La route est encore une fois superbe. Une dernière balade sur la 155, juste assez pour savourer chaque kilomètre avant de rentrer à la maison.
La Tuque, pour moi, c’est la famille. C’est mes souvenirs d’enfance. C’est ma première ride de moto. Depuis ce moment-là, j’ai toujours rêvé de parcourir la 155 sur mon propre bike.
En faisant cette route-là cette fin de semaine-là, j’ai eu l’impression de boucler la boucle. Comme si la petite fille frisée qui avait des étoiles dans les yeux, assise derrière son oncle à moto, avait finalement rejoint celle qu’elle rêvait de devenir.
À cette petite fille-là, j’ai juste envie de dire : continue de rêver. Tu vas finir par t’y rendre.




