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La Tuque: Le paradis du sport motorisé
J’avais souvent entendu dire que la région de La Tuque était un vrai terrain de jeu pour les amoureux des sports motorisés et les amateurs de plein air en général, mais j’étais loin de me douter à quel point c’était vrai.
Après avoir lu les articles du voyage de Cathy et Gen l’an dernier, j’ai ajouté cette destination sur ma liste : road trip moto à faire absolument.
Quand Tourisme La Tuque a proposé à Chicks and Machines une prise deux, j’ai tout de suite levé la main. Pas question de manquer ça!! Ce que tu dois savoir, c’est que les voyages des collabos sont donnés selon la disponibilité de chacune et, les trois quarts du temps, les filles qui partent ensemble ne se connaissent pas. Ça rend l’expérience encore plus unique!
Jour 1 : Une route qui vaut le détour
Premier arrêt : Performance NC Trois-Rivières pour récupérer mon bolide. Sachant que nous ne dormions jamais au même endroit et que je n’avais pas envie d’avoir mon sac à dos en permanence, j’ai décidé de partir avec un Spyder F3 Limited Special Series.
J’ai choisi le confort ainsi que le côté pratique grâce à ses multiples espaces de rangement. Ça a l’air de rien, trois jours de route, mais en moto, il faut être prêt à toute éventualité! Pluie, chaleur, activités prévues, accidents (impliquant généralement du ketchup 😛 ), bref, ça en prend du stock!

C’est donc à Trois-Rivières que je rencontre Pénélope, ma partner in crime pour les prochains jours. Sans plus attendre, on entame notre trajet vers notre premier arrêt du voyage : le Domaine du Lac Édouard.
Dès les premiers kilomètres sur la mythique route 155, je comprends pourquoi tant de motocyclistes l’adorent. La vue sur la rivière Saint-Maurice est exceptionnelle! Sans parler des montagnes verdoyantes qui l’entourent de part et d’autre. Je ne savais plus où regarder tellement tout était magnifique.
Après 1 h 30 de route, on quitte la 155 pour se rendre à destination et, avis aux fans de montagnes russes, le chemin du Lac-Édouard est pour vous. Cette route est vallonnée à souhait! J’avais rarement eu droit à autant de descentes et de montées sur une route au Québec et c’était des plus amusants.

Arrivées au Domaine du Lac Édouard, nous sommes rapidement conquises. L’endroit est paisible, les chalets sont charmants et, surtout, l’accueil est exceptionnel. Dès notre arrivée, nous sommes reçues comme des reines. Le propriétaire, Dominic, est fier de nous faire faire le tour de son domaine et il nous présente avec enthousiasme tous les récents projets qu’ils ont menés à terme.
Entre autres, il y a l’ajout des chalets de type « Pods » : des mini-chalets en forme cylindrique qu’on peut louer en couple ou entre amis. Il y a également un grand chalet qui compte plusieurs chambres avec salle de bain privée et une cuisine commune. Parfait pour les gros groupes!
D’ailleurs, même si l’été est une saison achalandée au domaine, Dominic nous mentionne que l’hiver est sa plus forte saison. Les sentiers de motoneige donnent directement sur le site et beaucoup de motoneigistes séjournent ici. La région de La Tuque est d’ailleurs reconnue pour ses kilomètres de sentiers, autant de VTT que de motoneige.
Le restaurant de l’hôtel est un musée d’histoire naturelle. Tous les animaux qu’on retrouve dans la faune y sont représentés. La nourriture est typique d’un casse-croûte, l’ambiance est légère et chaleureuse, bref, on aime!



On décide d’aller se balader au village et Dominic nous fait faire la visite de sa plus récente acquisition: une église! Victime de son succès, le domaine a commencé à manquer de chambres pour répondre à la demande de location. L’église a été rénovée et convertie en mini-hôtel.
Pénélope et moi avons même eu la chance de sonner la cloche! Un petit rêve de jeunesse réalisé ici. On découvre également le Centre de Valorisation du Lac Édouard situé au deuxième étage du magasin général. Ce petit musée met en valeur l’histoire locale à travers archives et objets d’époque.



On se dirige ensuite chez Lorraine Hallé, une artiste locale, mais aussi une mycologue de renom. Tu vas me dire : c’est quoi, ça, une mycologue? Eh bien, la mycologie, c’est l’étude des champignons!
Il n’y a pas juste des champignons à l’épicerie. En fait, il y a plus de 3 000 espèces qui poussent au Québec, dont quelques dizaines sont comestibles. Lorraine initie les gens aux champignons forestiers grâce à des ateliers et elle agit à titre de guide pour la cueillette en forêt.
Elle fait aussi des bijoux à partir de produits de la forêt boréale, des objets décoratifs ainsi que des produits comestibles. Sa boutique, qui est à même sa maison, est une vraie caverne d’Ali Baba! J’aurais voulu tout acheter. Elle m’a d’ailleurs sauvé la vie en me vendant un onguent naturel en cas de piqûre de mouche (on va y revenir!).



De retour au domaine, on se la coule douce sur la terrasse du restaurant en attendant notre souper. On rigole, on discute, on apprend à se connaître et on prépare déjà notre journée du lendemain!

Jour 2 : Seigneurie du Triton et son immersion 100 % nature
Après une bonne nuit de sommeil, on se retrouve au restaurant de l’hôtel pour prendre un déjeuner de champion : deux œufs, saucisses et patates, un classique! On doit se rendre à la Seigneurie du Triton, qui n’est pas bien loin, mais il y a toute une procédure à suivre pour y avoir accès.
On nous explique qu’on doit se rendre à une cabine téléphonique rouge et que, de là, les indications suivantes nous seront données… Quel mystère!

En fait, c’est qu’il est impossible de se rendre à la Seigneurie par la route.
Les véhicules doivent rester dans les stationnements qui se trouvent près de la berge et, de là, un énorme ponton vous emmène à destination. Les départs ont lieu à des heures précises et c’est pourquoi on doit s’annoncer avant de se présenter au quai.
Une fois l’appel fait, on emprunte une route de gravier qui s’enfonce dans la forêt afin de trouver le point de rencontre.
Avis aux motocyclistes : la route fait 10 km et elle sera parfaite pour les propriétaires de motos hors route. Pour les autres, je vous conseille de rouler lentement et de ne pas avoir peur des cailloux et de la poussière.
Enfin arrivées au quai, on se fait un plaisir de sauter dans notre bateau, direction notre destination finale! On m’a promis une immersion nature totale et j’ai très hâte de découvrir ce petit coin de paradis.

Chose promise, chose due! Le bateau s’approche tranquillement d’un bâtiment magnifique qui trône au sommet d’une colline, bordée d’une belle petite plage.
La propriétaire nous attend afin de nous faire visiter une des plus belles auberges que j’ai vues. Ancien club privé de chasse et pêche fondé dans les années 1870, la Seigneurie a accueilli au fil du temps plusieurs visiteurs prestigieux, dont Theodore Roosevelt, Winston Churchill et Harry Truman.
Des portraits d’époque témoignent encore aujourd’hui de cette histoire. Annie, l’heureuse héritière de ce bijou historique, nous mentionne que la bâtisse a été conservée telle qu’elle était à l’origine. Ça se voit tout de suite et c’est ce qui m’a charmée. Les planchers qui grincent, les boiseries au mur, les vieux meubles (dont la chaise dans laquelle Theodore Roosevelt s’asseyait lors de ses séjours).


Les invités peuvent séjourner dans plusieurs auberges qui sont toutes à proximité de la bâtisse principale et il y a aussi la possibilité de louer des chalets en périphérie. Nous avons la chance de dormir dans le « Faunique ».
Chaque chambre est désignée par le nom d’un animal du coin : Castor, Renard, Huard, Raton laveur. Les chambres sont magnifiques et au goût du jour tout en restant dans le style typique d’un chalet. J’avais une salle de bain avec une douche assez grande pour 45 personnes au moins!

On nous invite à un dîner BBQ sur une île où on peut se rendre en bateau, mais si le cœur t’en dit, tu peux aussi y aller en kayak ou en paddleboard.
En me changeant pour le dîner, je découvre que les mouches locales n’ont pas été tendres avec moi : mon chandail est taché de sang! Heureusement, le baume acheté la veille chez Lorraine fait des miracles. Avec un bon chasse-moustiques, le problème est vite réglé. Il paraît que nous sommes arrivées dans le pic de la saison des mouches dévoreuses de petite viande citadine.
Le lieu du dîner est au cœur d’un boisé entre plusieurs lacs. C’est là que les pêcheurs se retrouvent le midi pour apporter leurs prises de la journée et les faire préparer. Parce qu’à la base, la Seigneurie du Triton est aujourd’hui une pourvoirie de luxe.
Les gens viennent majoritairement pour la pêche à la truite. Chaque pêcheur a un quota à respecter afin que la pêche ne soit pas abusive. Tu peux ensuite demander qu’on te prépare tes truites pour le repas du soir : soit en tartare, fumées ou frites.
Comme nous ne sommes pas là pour pêcher, nous décidons de profiter des activités qu’offre le site. En plus du kayak et du paddleboard, les visiteurs ont accès à une foule d’activités : rabaska, canot, pédalo, plage, randonnée, tir à l’arc, ateliers de survie et découverte de la faune et de la flore.




Tu peux séjourner à la Seigneurie du Triton même si tu n’es pas pêcheur. Tu peux simplement vouloir profiter d’un séjour en plein air en famille ou entre amis. C’est un site enchanteur où on peut faire de belles rencontres. On pose le cellulaire (car de toute façon, le Wi-Fi ne sert qu’à dépanner) et on profite du moment présent.
C’est ce que Pénélope et moi avons fait pendant tout l’après-midi. Elle en kayak et moi en paddleboard, nous avons sillonné les lacs, profité du beau temps et décroché. On nous annonce que nous sommes attendues pour un souper quatre services dans l’auberge principale.
Selon les autres résidents, on risque d’en avoir plein les yeux et surtout plein les papilles!
À suivre…





