Tout d’abord, j’aimerais prendre un moment pour me présenter. Mon nom est Jessyca Tremblay. Je suis native du Lac-Saint-Jean, plus précisément d’Alma. Chez nous, c’est un véritable paradis pour le quad.
On circule beaucoup dans les Monts-Valin et sur les ZEC, souvent en famille avec les enfants.
Je suis maman de trois enfants : deux garçons de 11 et 8 ans, ainsi qu’une petite fille de 5 ans. Ensemble, on fait énormément de côte à côte et on parcourt des kilomètres en famille. Mon conjoint travaille à l’extérieur sur rotation, donc il m’arrive aussi d’en faire seule avec les trois enfants.
Être bien préparée, pour moi, ce n’est pas un luxe — c’est ce qui me rassure et me permet de profiter pleinement de nos sorties. À travers cet article, j’ai envie de vous transmettre cette passion que je vis avec eux sur les sentiers.


Lois et règlements pour emporter des enfants à bord d’un côte à côte ou quad.
Énumérons quelques lois et règlements concernant le quad et l’autoquad, car ce ne sont pas les mêmes.
Ce qui est similaire dans les deux cas, c’est l’importance du port d’un casque homologué, bien ajusté à la taille de l’enfant. Il faut aussi porter attention au poids du casque, puisque la nuque des enfants est plus fragile selon leur âge.
Le casque doit être muni d’une visière ou être accompagné de lunettes de protection. Personnellement, j’opte pour des lunettes de soleil dans le côte à côte pour mes enfants, et ça fonctionne très bien.
Il est important de préciser que les lunettes doivent être portées même lorsque la cabine de l’autoquad est fermée.
⛔ Les casques de vélo sont à proscrire : on voit encore trop souvent des enfants en porter dans les côte-à-côte, mais ils ne sont pas adaptés.
En ce qui concerne l’autoquad, plusieurs pensent encore que l’enfant doit absolument toucher au plancher, mais ce n’est plus une exigence. L’important, c’est qu’il soit bien attaché et capable de se tenir solidement à la barre de soutien devant lui. Cela repose beaucoup sur le jugement des parents quant à la capacité de l’enfant.
⛔Il ne faut pas installer de siège d’auto, ni de rehausseur dans un side by side. Seule la ceinture de sécurité doit être utilisée, et l’enfant doit être suffisamment grand pour se maintenir correctement.
Pour le quad, c’est différent : l’enfant doit obligatoirement être en mesure de toucher aux marchepieds. Certains modèles offrent des marchepieds ajustables, ce qui peut être une excellente option pour s’adapter à la taille de l’enfant.

Mes incontournables à mettre dans mon sac de sortie.
Un autre point essentiel pour moi, c’est la trousse de premiers soins que j’emporte toujours avec nous et dans mes autres sortie également. Je me prépare un petit sac bien identifié avec une croix, facile à repérer en cas d’urgence.
À l’intérieur, je mets des essentiels comme du Tylenol, de l’Advil, du Benadryl, des pompes (inhalateurs au besoin), un thermomètre, des pansements, des tampons d’alcool, des compresses de gaze, ainsi que quelques petits items pratiques comme des cure-dents, un briquet, des élastiques et des mouchoirs. Avec des enfants, on n’est jamais trop préparé pour les petits pépins.
Un incontournable auquel on ne pense pas toujours : le papier de toilette. Que ce soit pour les enfants ou pour nous, ça peut vraiment dépanner en pleine nature.

J’apporte aussi toujours quelques extras qui font toute la différence : des collations, de l’eau, des vêtements de rechange (parce qu’on le sait, les enfants adorent explorer), de la crème solaire et du chasse-moustiques. Et je traîne une couverture — ça ne prend pas beaucoup de place et ça peut servir dans plusieurs situations.
J’emporte aussi toujours un petit kit d’outils, parce que c’est le genre de chose qu’on est bien content d’avoir quand ça arrive. Même si on a un treuil, ça ne règle pas tout.
Une sangle, quelques outils de base, de la broche, des attaches autobloquantes et des élastiques peuvent vraiment faire la différence en cas d’imprévu ou simplement pour se dépanner sur les sentiers.
Finalement, chaque famille emporte le nécessaire dont ils ont besoin, je vous ai énuméré que quelques essentiels. Votre liste peut être légèrement différente de la mienne selon votre réalité.
Voici mes trousses que j’insère dans mon sac lors de mes diverses sorties, que se soit en côte à côte, bateaux, camping, etc.

Quelques anecdotes du terrain
Parce qu’on le sait, même avec toute la préparation du monde, des imprévus, ça arrive vite.
La pire, c’est clairement lorsque mon fils s’est fait piquer par 18 guêpes. C’était de grosses guêpes noires. On a immédiatement réagi en lui donnant du Benadryl, puisqu’on ne savait pas s’il ferait une réaction allergique.
On a pris le temps de surveiller son état avant de reprendre tranquillement le chemin du chalet. Disons que dans ces moments-là, tu es vraiment contente d’avoir ta trousse à portée de main.
Une autre fois, mon plus vieux a frappé une roche en moto et a été projeté à environ 12 pieds de sa machine. Heureusement, plus de peur que de mal. On a chargé la moto dans la boîte et il est embarqué avec moi pour le retour.
Il m’est aussi déjà arrivé de devoir sortir les pansements rapidement parce que quelqu’un s’était ouvert la main. Rien de majeur, mais encore une fois, ça prouve que le petit kit qu’on traîne sert toujours à quelque chose.
Et heureusement, il y a aussi les anecdotes plus légères. À la fin de l’hiver, les enfants adorent se lancer dans la neige… parfois jusqu’à la taille ou même la poitrine. Après quelques ensembles mouillés, on a déjà fait un retour en côte-à-côte en bobettes, bien emmitouflé dans la couverture. Comme quoi, elle aussi, elle est essentielle!

Sauter dans l’eau et dans la boue, pique-niquer dans la boîte du côte à côte, chanter a tue-tête dans la cabine, se rouler dans les premiers tapis de neige, improviser un petit pont de bois, aller à la pêche, jouer dans le sable, se promener dans la nature, avoir des fous rire sont tous ces moments qui rendent chaque sortie avec des enfants unique.
On en vit presque à chaque fin de semaine, en famille avec mes parents, mon frère, mes neveux et nièces et entre amis. C’est beaucoup de complicité, de souvenirs et de plaisir partagé.





Parlons de technologie
Côté technologie, le téléphone est devenu un outil de sécurité important. Les iPhone à partir du modèle 14 à aujourd’hui offrent des fonctions satellites. Cela permet, même sans réseau cellulaire ni Wi-Fi, d’envoyer un SOS d’urgence, de partager sa position ou d’envoyer certains messages. Par contre, ça fonctionne seulement à l’extérieur avec une vue dégagée sur le ciel.
Pour les autres marques comme Samsung, certaines commencent aussi à intégrer des fonctions similaires sur certains modèles récents, mais ce n’est pas encore généralisé. Le mieux reste de vérifier directement avec votre fournisseur ou le modèle de votre téléphone.
Une chose est certaine : dans plusieurs situations, ces fonctions ont déjà fait la différence et peuvent littéralement sauver des vies. Personnellement, ça me rassure énormément et ça me permet aussi d’avertir mes proches si j’ai du retard ou si je me retrouve sans réseau.
En conclusion, on le voit, le côte à côte prend de plus en plus de place dans les sentiers. Selon moi, c’est une option idéale pour les familles, et on en croise de plus en plus.
J’ai toutefois un message important à passer : gardez votre droite. Autant pour les quads que pour les autoquads — qui sont souvent plus larges — les rencontres peuvent rapidement devenir serrées, voire risquées si chacun ne respecte pas sa voie. Il ne faut pas oublier non plus que les sentiers ne sont pas des pistes de course. Il y a des limites de vitesse à respecter selon les secteurs.
Soyez attentifs, adaptez votre conduite et demeurez prudents en tout temps.
Je vous souhaite de magnifiques aventures en famille, en toute sécurité.





