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Essai de la CFMOTO 450SS : et si c’était ta première sportive ?
Mes impressions après six jours au guidon
Il y a un moment, dans la vie d’une motocycliste, où l’envie d’une sportive arrive. On regarde les carénages, les lignes agressives, les couleurs… et on se demande si on est prête. Ou si ce n’est pas trop de moto pour nous.
J’ai eu la chance de rouler la CFMOTO 450SS cet été, grâce à CFMOTO Canada, pendant six jours de roadtrip en Outaouais. Je roulais en alternance avec Julie, une collaboratrice de Chicks and Machines, et on avait aussi la 675NK avec nous. Deux motos très différentes, la même semaine, sur les mêmes routes. C’est le genre de comparaison qui te dit vraiment quelque chose !
Et je vais être transparente avec toi dès le départ : je n’ai pas essayé beaucoup de sportives dans ma vie. Ce n’est vraiment pas le genre de moto auquel je suis habituée. C’est justement pour ça que je pense pouvoir t’être utile si tu envisages ta première.

La 450SS : une sportive de petite cylindrée
Dans cette catégorie, la 450SS se bat contre la Kawasaki Ninja 500, la KTM RC 390 et l’Aprilia RS 457. Et CFMOTO ne se cache pas : ils annoncent le moteur de série le plus puissant de la classe des sportives de moins de 500 cc.
J’aime beaucoup cette catégorie, parce que c’est là que la moto sportive devient réellement accessible. Tu as le look, la position, les sensations… sans avoir 200 chevaux entre les jambes.
Et le look, j’ai adoré. Je trouve ses lignes vraiment belles, avec ses phares à DEL effilés et ses carénages sculptés. Elle a de la gueule !
Elle porte aussi des winglets, ces petits ailerons de chaque côté du carénage avant. C’est une technologie qui descend directement du MotoGP : à haute vitesse, l’air qui passe dessus plaque la moto vers le sol, et CFMOTO annonce jusqu’à 1,6 fois plus d’appui. Sur la route, aux vitesses normales, tu ne les sens honnêtement pas… mais ils participent beaucoup à son allure.

Est-ce que tu touches à terre ?
C’est toujours la première question qu’on me pose. Alors répondons-y tout de suite.
La selle de la 450SS est à environ 795 mm, donc un peu plus basse que celle de la 675NK. On sentait vraiment cette taille plus basse, et je touchais bien par terre.
Pour moi, ça a tout changé. Comme c’est un genre de moto auquel je ne suis pas habituée, le fait de poser les deux pieds solidement rendait mon expérience beaucoup plus rassurante. Quand tu découvres une nouvelle catégorie de moto, la confiance à l’arrêt te permet de te concentrer sur tout le reste.
L’autre chiffre qui compte, c’est le poids : environ 370 lb tout plein fait, soit près de 45 lb de moins que sa grande sœur. Une moto légère, tu la redresses plus facilement et tu la manœuvres mieux dans un stationnement.

La position sportive : parlons-en franchement
Il faut s’habituer à la conduite d’une sportive. Tu es penchée vers l’avant, les poignets supportent une bonne partie de ton poids, et ta nuque travaille pour garder la tête relevée.
Mes poignets en ont un peu souffert durant mon trip, je ne te le cacherai pas. La pression se met beaucoup sur les poignets, et ce n’est vraiment pas la meilleure position pour les longues routes.
Par contre, cette position amène aussi son plus. Tu sens que tu ne fais qu’un avec la moto, et qu’aucune courbe ne t’est impossible. C’est exactement pour cette sensation-là que les sportives existent, et tu ne l’auras jamais assise bien droite sur un naked bike. Tu donnes un peu de confort, tu reçois beaucoup de sensations.
La bonne nouvelle, c’est que la 450SS fait partie des sportives les plus douces de sa catégorie. Elle n’a pas la position extrême d’une 1000 cc de circuit.

Le moteur : un bicylindre au caractère de V-twin
Le moteur de la 450SS est un bicylindre parallèle de 449 cc avec un vilebrequin calé à 270 degrés. Et ce chiffre-là, c’est celui qui donne son caractère à la moto.
Un vilebrequin à 270 degrés fait que les deux pistons ne travaillent pas en même temps de façon symétrique. Résultat : tu obtiens le grondement et la pulsation d’un V-twin, tout en gardant la souplesse et la montée en régime d’un bicylindre parallèle. C’est un moteur qui a une vraie personnalité !
Il développe 50 chevaux à 9 500 tr/min. Ça peut sembler modeste à côté des 95 chevaux de la 675NK, mais rappelle-toi qu’elle transporte 45 lb de moins. Le rapport poids-puissance est vraiment intéressant.
Et pour tout te dire, sa motorisation est parfaite pour commencer dans ce monde-là. Elle te permet de bien comprendre ta machine et de t’habituer à cette façon de conduire, sans jamais te dépasser. Il y a largement de quoi s’amuser.
Mon expérience de conduite
C’est une moto stable, qui se penche bien dans les courbes. On sent qu’elle veut les avaler !
Et c’est exactement ce qu’on attend d’une sportive. Elle ne te demande pas de te battre avec elle pour l’amener sur l’angle, elle y va d’elle-même. Toi, tu n’as qu’à l’accompagner.
À basse vitesse, elle m’a agréablement surprise. Je n’ai pas senti qu’elle chauffait, et elle se contrôlait très bien. Ce n’est pas rien : beaucoup de sportives deviennent désagréables dès que tu ralentis, entre la chaleur du moteur qui te monte dans les jambes et le poids qui se reporte sur tes poignets.
On sent aussi tout de suite que le système de freinage est efficace. Ça se comprend : elle est équipée d’un étrier Brembo à quatre pistons sur un disque flottant de 320 mm à l’avant, avec un ABS Continental à deux canaux. C’est du matériel haut de gamme pour une moto de ce prix, et sur une sportive, un bon freinage change complètement ta confiance.

L’équipement
L’écran couleur de 5 pouces reprend la même philosophie que celui de la 675NK : connectivité Bluetooth, port USB-C et, un détail que j’apprécie beaucoup, un système de surveillance de la pression des pneus de série. À ce prix-là, c’est généreux.
Le réservoir de 14 litres est plus petit que celui de la 675NK, alors garde ça en tête si tu prévois de longues journées entre deux stations-service.
Ce qu’il faut savoir avant de te lancer
Deux choses, et elles viennent toutes les deux de la même source : c’est une sportive, et ça s’assume.
D’abord, la position sur les longues distances, avec cette pression sur les poignets dont je te parlais. Si ton usage principal, c’est de faire du kilométrage, il vaut mieux le savoir avant.
Ensuite, le passager. On n’en avait pas pendant notre roadtrip, mais en regardant la selle arrière, ce n’est clairement pas la moto que je choisirais pour embarquer quelqu’un régulièrement.
Ce ne sont pas des défauts, ce sont les caractéristiques de la catégorie. Toutes les sportives font ce compromis-là. Mais j’aime mieux te le dire clairement que de te laisser le découvrir après l’achat.


Alors, pour une première sportive ?
Si tu veux entrer dans le monde des sportives, c’est la moto de choix. Je le dis sans hésiter.
Je la conseille à celles et ceux qui veulent découvrir cette catégorie. C’est exactement la moto dont tu as besoin pour ça : assez de puissance pour t’amuser vraiment, assez douce pour ne pas te faire peur, assez légère pour te mettre en confiance, et une position sportive sans être extrême.
Et le prix rend la décision tellement plus facile. Une 450SS part à 8 124 $, soit plus de 1 300 $ de moins qu’une 675NK. Pour ce montant, tu as un frein Brembo, un ABS Continental, un écran couleur et une surveillance de pression des pneus. CFMoto y ajoute sa garantie de cinq ans au Canada.
Ta première sportive, ce n’est pas la moto la plus puissante que tu peux te payer. C’est celle qui te donne le goût de sortir rouler tous les week-ends, et qui te laisse de la marge pour progresser.
De ce côté-là, la 450SS coche toutes les cases !
Les spécifications de la 450SS
- Moteur bicylindre parallèle de 449 cc, vilebrequin à 270°
- 50 chevaux à 9 500 tr/min
- Transmission 6 vitesses avec embrayage anti-dribble
- Hauteur de selle : environ 795 mm
- Poids : environ 370 lb tout plein fait
- Cadre en acier chromoly
- Frein avant Brembo M40 à 4 pistons, ABS Continental deux canaux
- Winglets dérivés de la compétition
- Écran couleur TFT de 5 pouces avec Bluetooth et USB-C
- Surveillance de la pression des pneus de série
- Éclairage entièrement à DEL
- Garantie de 5 ans au Canada
- PDSF à partir de 8 124 $


Je tiens à remercier CFMOTO Canada de nous avoir confié les motos pour ce roadtrip en Outaouais, ainsi que Tourisme Outaouais pour l’accueil sur la route. Une belle semaine de découvertes !




