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L’avenir des sentiers de VTT est-il menacé?
Pour pouvoir pratiquer son sport motorisé préféré en sentiers, il faut plus qu’une machine.
Il faut des bénévoles qui prennent soin des sentiers, du financement pour développer la communication envers les usagers, maintenir les pistes en bon état et les identifier correctement. Il faut aussi une collaboration étroite entre les associations, les usagers et les propriétaires des terres.
Quad et VTT – la tolérance s’effrite
Depuis plusieurs années, on en entend parler : sentiers de ski endommagés par les motoneiges, cultures détruites par les quads traversant les champs sans permission…
La tolérance s’effrite du côté des agriculteurs, qui interdisent de plus en plus l’accès à leurs terres. Le manque de civisme d’une minorité délinquante punit l’ensemble des adeptes de VTT, puisque les interdictions de passage touchent de nombreuses pistes, forcées de fermer faute de trouver une alternative.


Pourtant, les pilotes de quads et de côte-à-côte ont tout à gagner à respecter leur environnement. De plus, les communautés et les provinces en bénéficient énormément. Le respect des sentiers balisés permet non seulement de protéger l’environnement, mais aussi de soutenir la croissance de l’industrie du loisir partout au Canada. Tourisme, hôtellerie, restauration, culture, concessionnaires : tous profitent et s’épanouissent grâce au développement des sports motorisés.
En chiffres, on parle de 10,3 milliards de dollars en retombées économiques pour ce secteur et de 4,2 milliards de dollars de dépenses dans l’industrie du tourisme. Des milliards de raisons de maintenir l’univers des sports motorisés en sentiers en santé.
En août 2025, Moto Canada et le Conseil canadien du quad (CCQ) ont publié une étude sur l’état des sentiers de sports motorisés au Canada.


Qui sont Moto Canada et le CCQ?
Moto Canada existe depuis 1971. L’organisme à but non lucratif œuvre à « promouvoir la vente et l’utilisation positives et responsables de ces véhicules dans toutes les administrations du Canada ».
Par la promotion de la formation des conducteurs, le respect de l’environnement, l’amélioration de l’efficacité énergétique et l’avancement de la responsabilité sociale, Moto Canada permet aux Canadiens et Canadiennes de rouler en toute confiance.
Le CCQ, quant à lui, a vu le jour en 2006. Depuis, l’association, composée des fédérations provinciales et territoriales, aide ces dernières à « partager des idées et à tisser des relations afin de renforcer leur assise ».
En travaillant sur cinq grands axes — la sécurité, l’accès aux terres, la gestion des sentiers, les préoccupations environnementales et la planification financière à long terme —, le CCQ veut améliorer et développer la pratique du VTT et du quad.
Quelles ont été certaines de leurs observations?
L’un des risques majeurs qui menace l’avenir des sports motorisés en sentiers est la perte d’accès aux terres. Sur un total de 142 400 km de sentiers, 59 100 km sont couverts par des ententes d’accès. C’est donc plus de 40 % de l’ensemble du réseau qui pourrait être fermé en raison d’une mauvaise utilisation. Mais la conduite délinquante n’est pas le seul facteur en cause.

La suradministration gouvernementale, l’activisme écologique, la mauvaise communication et le développement urbain représentent également des menaces.
La qualité des sentiers repose sur le travail acharné des associations et de leurs bénévoles. Plus de 180 000 heures de bénévolat (soit environ 12 000 heures par organisation) sont nécessaires chaque année pour assurer leur entretien.
Or, le désintérêt croissant pour le bénévolat ralentit l’entretien des sentiers et met en péril l’avenir des sports motorisés en plein air.


Les organisations responsables de l’état des sentiers ne peuvent survivre sans la dévotion de leurs bénévoles, mais aussi sans un financement important pour acquérir, entre autres, les outils nécessaires à l’entretien de milliers de kilomètres de pistes.
Une grande partie du financement provient de subventions, suivies de près par les droits d’adhésion des membres.
Lorsque certains usagers ne paient pas leur adhésion mais utilisent tout de même les sentiers, ils causent une usure prématurée qui doit être assumée par les autres membres. Cet argent, pourtant, pourrait être utilisé à des fins plus utiles selon les besoins du secteur.
Les associations sont souvent la cible de frustrations des usagers. Pourtant, elles ne sont pas là pour « jouer à la police », mais bien pour assurer la pérennité des sports motorisés en sentiers.
Une collaboration et un respect mutuel entre utilisateurs, associations de VTT, de côte-à-côte et de motocross, ainsi que les propriétaires de terres, sont indispensables pour protéger et développer ce sport.
C’est grâce à un effort commun que nous pourrons faire évoluer les sports motorisés en sentiers, une industrie qui profite à la population sur de nombreux plans.




