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Trop vieille pour faire ton cours de moto?
J’ai fait mon cours de moto à 42 ans.
Depuis, j’en ai roulé, des kilomètres. C’est comme si j’essayais de rattraper tout le temps perdu à ne pas faire de moto, car c’est à l’adolescence que je m’étais promis une Ninja. Ça m’aura pris 30 ans pour honorer ma promesse à moi-même.
Voici tout ce que j’aurais manqué si je m’étais dit que j’étais trop vieille…

SAISON 1 [2022]
Trois semaines après avoir obtenu mon permis d’apprenti, j’étais stressée dans les courbes. Je me suis dit que non : je n’allais pas risquer une crise cardiaque à chaque fois que je prenais une sortie d’autoroute. Je suis donc allée chez Pete Moto pour mon 1er cours de pilotage avancé.
J’étais l’une des 2 seules femmes présentes. J’étais la moins expérimentée et, sans surprise, la moins rapide de tous les participants. Avec mes « petites roues » et ma Ninja 650, entourée de gars performants avec leurs SuperSport, j’aurais pu me sentir intimidée, mais non : ce cours a changé ma vie.
Cet été-là, j’y suis retournée 2 fois et j’ai roulé 20 000 km + au Québec et en Ontario.

SAISON 2 [2023]
Je rencontre à Expo-Moto la superbe Marie-Hélène de Chicks and Machines qui m’offre : « Est-ce que je veux être collabo?! » « Euh… OUI, je veux être collabo! »
Merci pour toutes ces belles opportunités: des essais de motos, des journées chez FAST Riding School, un perfectionnement chez LC Moto et des roadtrips entre filles.
Cet été-là, je suis retournée au moins 8 fois chez Pete Moto, avec un autre 20000+ km.
SAISON 3 [2024]
Je rencontre à Expo-Moto (oui, encore là) l’équipe de « Feu » Fly & Ride qui m’offre : « Est-ce que je veux être guide?! » « Euh… OUI! Mets-en que je veux être guide! »
Après mon essai en Juin, et mon premier voyage en tant que vrai guide en septembre, je CAPOTE… j’en veux encore! Donc, je fais ma formation pour être agente de voyage et je me spécialise dans les voyages à motos nord-américains.

SAISON 4 [2025]
Ma saison a commencé en février! Oui, février, avec 4000+ km au départ de Phoenix aux Frontières du Mexique… avant de parcourir deux fois les Rocheuses canadiennes et le Grand Circle, pour la troisième fois.


Fin novembre 2025, la fermeture de notre transporteur est annoncée. C’était la fin du monde, car je perdais mon emploi de rêve. Qu’à cela ne tienne, grâce à l’équipe de passionnés que nous sommes, nous avons pris le « throttle » et nous sommes devenus Fly n’Ride Évasion grâce à la collaboration de notre agence de voyage affiliée et d’un nouveau transporteur.
SAISON 5 [2026]
L’aventure se poursuit. Cette année, plusieurs voyages auront lieu, dont le fameux voyage 100% femmes de Chicks & Machines (Biketoberfest Chicks n’Fly) et rien de moins qu’un nouveau collaborateur pour l’Italie à moto.
En tant que conseillère en voyage, spécialisée Moto, j’ai le privilège de rencontrer et de discuter avec des passionnés chaque jour.

À chaque occasion qui se présente, j’encourage les femmes à suivre leurs cours et rouler de leurs propres roues. MAIS… un commentaire qui revient vraiment, mais vraiment trop souvent à mon goût, et je cite: « je suis bien trop vieille pour ça ».
Sincèrement Fille, je ne suis plus capable d’entendre cette excuse-là sur ton âge. Cordialement, ma capacité à t’entendre me dire que tu es trop vieille pour réaliser ton rêve est carrément épuisée. Je t’en supplie. Fais taire cette petite cris… de voix. 🤐🤫🙏
J’ai réussi mon cours de moto à 42 ans… et j’ai posé cette question sur les médias sociaux :
« Aidez-moi à la trouver 👉 je recherche LA femme qui a suivi son cours de moto le plus tard dans sa Vie, pour que je puisse la citer en exemple quand on va me redire ça.
Mesdames, quel âge aviez-vous quand vous avez commencé à faire de la moto? »
Et les réponses ont afflué — des histoires toutes plus inspirantes les unes que les autres, remplies de courage, de réussites, de défis, de dépassement de soi et de soif de liberté.
Elles l’ont fait. Et elles ne regardent plus derrière.
Josée Ménard a aussi commencé à 42 ans.
« 16 ans plus tard, je suis toujours sur une moto et personne ne peux m’arrêter et j’ai des amies qui ont 72 ans et font toujours de la moto. Certaines sont même des road capitains. »
Dominique Plante rêvait de moto depuis l’adolescence.
« Depuis l’âge de 15 ans que j’en rêvais… Pour mon 50e anniversaire, mon complice de vie m’a offert mon cours. Fini le siège arrière : à moi la liberté! »
Line Legendre, elle, a débuté à 56 ans.
« Onze ans plus tard, trois motos, 100 000 km et encore la même passion! J’arrive du Grand Circle et j’ai littéralement capoté. »
Annie Tousignant, n’avait jamais conduit de scooter plus jeune.
« À 52 ans, j’ai été suivre mon cours. Un sportster 883, ensuite un fatbob et depuis 2 ans un road glide! »
Stéphanie Perreault croit qu’il n’est jamais trop tard pour réaliser ses rêves.
« J’ai suivi mon cours de moto à 44 ans, un rêve refoulé depuis mon adolescence. Pour mes 50 ans, je suis partie en solo faire le Maine, Nouveau Brunswick et l’île du Prince Édouard! Et la cerise sur le sundae, je me suis acheté ma première moto neuve une Ninja 1100 SX 2025! »
Annie Vient a commencé à 48 ans.
« J’adore ça et j’en veux toujours plus! J’aime rider seule ou pas et l’an prochain j’aimerais faire du perfectionnement sur un circuit. »
Danielle St-Gelais a décidé de prendre son cours à 56 ans.
« C’est ma troisième moto depuis et j’ai 62 ans. »
Certaines ont dû braver les jugements.
Anne Levasseur a donné une leçon à son prof :
« J’ai fait mon cours a 55 ans et mon prof m’a demandé pourquoi je n’achetais pas un spider. Grrr je lui ai montré que, avec de la ténacité, j’y suis arrivée, et je lui ai mis mon permis sous le nez. »
Nathalie Munger a eu un coup de foudre pour une Triumph Bobber à 56 ans.
« Après plus de 3ans en Spyder, j’ai décidé à 56 ans de faire mon cours de moto. Je n’ai pas eu facile ce cours mais j’ai persévéré. J’ai réussi et j’adore rouler sur cette magnifique bête. »
Line Lamontagne prône la persévérance.
« J’ai suivi mon cours en 2016 à 48 ans! Ça n’a pas été facile, j’ai repris des modules complets, me suis payé des cours privés… J’ai réussi malgré tout et aujourd’hui je fais des très beaux voyages moto! »

Nathalie Labonté a eu la piqure à 46 ans.
« Mon amoureux a passé son permis à 42 ans. Lorsqu’il a changé sa moto, j’ai décidé d’acheter sa moto et j’ai été passé mon permis à 46 ans. Mon 3e été à conduire ma moto et j’adore! De beaux moments ensemble! »
Des histoires de courage et de renaissance
Marie-Claude Garceau a transformé la peur en moteur.
« J’avais peur de la “clutch” et de perdre l’équilibre… Un jour, j’ai décidé que je devais le faire, sinon je le regretterais sur mon lit de mort. Résultat : plus de 100 000 km, dont une virée en Provence à moto pour ses 50 ans. »
Nadya Michel Habib, 45 ans, a affronté sa peur avec panache :
« J’ai acheté ma Harley avant même d’avoir fini mon cours, juste pour être certaine d’aller jusqu’au bout! J’ai eu mon grand baptême en allant faire la Tail of the Dragon, je trippe et suis rendue à ma 2e moto (Streetglide ST) qui mort dans l’asphalte! »

Élizabeth Brodeur s’est lancée à 50 ans.
« Je trippais sur le son du vulcan 1500 de mon père et lui ai dit que quand il voudrait la vendre, c’est moi qui l’achèterais. Il y a 4 ans, un homme voulait lui acheter et c’était hors de question. Je suis allée suivre mon cours et j’ai maintenant 3 motos. Je serai toujours assise sur 2 roues. »
Marise Thivierge avait 42 ans lorsqu’elle a réussi son cours et même retourné à l’école!
« Maintenant, je suis éducatrice spécialisée en CHSLD, j’ai 63 ans et je roule encore »


Quand la moto devient symbole de résilience
Martine Généreux a relevé le défi à 61 ans, malgré les blessures et les embûches :
“J’ai eu mon permis apprenti après m’en être arrachée, mais je suis tenace. Même après une fracture, je garde le cap — je vais finir par continuer ce beau projet.”
Certaines histoires vont droit au cœur, comme celle de Marie-Élaine Boudreau.
« Mon permis de moto en poche depuis l’âge de 17 ans sans avoir conduit, j’ai toujours dit qu’un jour, je conduirai ma moto. Après l’annonce d’un cancer du sein à 63 ans, je me suis dit : je n’attendrai pas de mourir pour vivre mon rêve. »
Aujourd’hui, à 68 ans, elle roule toujours, fièrement, sur sa Harley.
Et comment ne pas citer Kat-hayley B-seven, dont la détermination défie toutes les limites physiques :
« Après 23 ans de douleur, tumeur au fémur distal et une greffe osseuse qui lui a demandé de réapprendre à marcher, 18 mois de convalescence post-opératoire, le médecin m’a demandé ce que j’allais faire. Ma réponse : mon permis moto, enfin!»
Son histoire rappelle que quand on veut, on peut.
La liberté n’a pas d’âge
Mylène Bolduc enseigne la moto.
« J’ai eu une élève de 70 ans. Tellement inspirante de la voir réaliser un rêve. »
Danielle Massicotte est inscrite.
« Je fais mon cours en circuit fermé le 1er septembre à 70 ans.»
Gaétane Lapierre roule encore à 77 ans!
« J’ai pris des cours a 57 ans, j’ai eu 3 motos pour un millage total de 370,000 km et beaucoup de voyage. Quelle passion! »
À toutes celles qui se disent : “C’est trop tard pour moi…” , »Je suis trop vieille… »
Des femmes de 30, 40, 50, 60, voire 70 ans prouvent qu’il n’est jamais trop tard pour enfiler un casque et prendre la route — pour soi. Regardez ces femmes. Elles ne sont pas nées motardes. Elles sont devenues des preuves vivantes qu’il n’est jamais trop tard pour se lancer, grâce à un simple “oui” à elles-mêmes.
Certaines de ces femmes ont surmonté la peur.
D’autres, la maladie.
D’autres encore, les jugements ou les blessures.
Mais toutes ont un point commun :
Elles ont choisi la liberté.
Elles ont osé dire oui à elles-mêmes.
Ne me crois pas sur parole. Va lire les histoires par toi-même et ajoute la tienne!
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La route appartient à celles qui osent.
Cathy
@CathyLam.Moto





