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Claudia : adrenaline junkie, naturopathe, pis mariée à sa liberté
Salut la gang de Chicks And Machines!
Moi, c’est Claudia. Naturopathe, hypnothérapeute, spécialiste de la transformation féminine, powerlifteuse, loveuse de cirque, van lifer dans l’âme pis adrenaline junkie assumée. Fille de Longueuil, établie au Vermont depuis quelques années avec mon mari. Pis surtout : une fille qui a besoin de se sentir en vie. Vraiment en vie.
Si tu me demandes ce que je fais dans la vie, la réponse courte, c’est que j’aide les femmes à sortir du mode survie. La réponse longue, on va y revenir. Parce que pour comprendre pourquoi ça me parle autant, faut d’abord que je te parle de moteurs.
Ça a commencé dans un champ à Saint-Jacques-le-Mineur
Je suis tombée dans les sports motorisés jeune. On avait un grand terrain à Saint-Jacques-le-Mineur, pis moi, aussitôt l’école finie, j’embarquais sur le 4 roues pis je partais dans le champ en arrière. On a eu une motoneige aussi, que j’adorais. Mon beau-père, Seb, lui, a toujours eu une moto. Je me trouvais tellement cool d’arriver à l’école ou chez des amis sur une moto. Cette image-là m’a suivie toute ma vie.
Ma première moto à moi, je l’ai héritée de Seb : une Suzuki Katana 750. Aujourd’hui, ma machine, c’est une Harley Sportster Iron 883. All black, baby. Pis oui, je m’en sers pour aller au gym ou me chercher une crème glacée. Tellement plus le fun pis plus pratique qu’un char ou que ma van.

J’ai encore ma van, juste plus à temps plein
Parlant de van. J’ai vécu dedans full time pendant quatre ans. Des aventures à travers les parcs nationaux, mais aussi dans des endroits cachés que presque personne connaît. De l’Est à l’Ouest, plusieurs fois. Je l’ai encore d’ailleurs, ma van, juste plus à temps plein.
Le seul hic à l’époque : ma Harley était trop lourde pour la traîner derrière. Fait que j’ai dû mettre la moto sur pause pendant mes années sur la route. Ça m’a pas empêchée de rouler ailleurs, par exemple.
De la République dominicaine à Bali
Ma toute première vraie ride, c’était en République dominicaine, sur un café racer. Mon raisonnement de génie ce jour-là : « J’ai conduit un scooter pendant longtemps pis j’ai un char manuel, même affaire, non? » Spoiler : pas tout à fait la même affaire. Mais j’ai embarqué pareil.
Depuis, en voyage, je loue des motos partout où je passe. J’ai fait le tour de Bali pis de Nusa Penida sur une moto malade. Pis mon histoire la plus cocasse, c’est à Canggu. Une assez grosse machine, du trafic de fou, pis moi qui avais la chienne solide. La première journée, j’étais convaincue que je serais jamais capable. Deux jours plus tard, je dépassais des vans sur l’autoroute. On s’habitue vite.
Aujourd’hui, je suis en maison au Vermont, pis je roule presque tous les jours. La liberté est revenue, pis elle repart plus.
Adrenaline junkie, pour vrai
Faut que je te le dise franchement : j’ai jamais fait de course sur piste. Mais la vitesse, c’est ma drogue. Pis c’est pas juste la moto. J’ai monté le Machu Picchu, le Kilimandjaro, fait des hikes de plusieurs jours à dormir sous la tente. J’ai grimpé le mont Whitney pis j’ai failli y rester au sommet. Bungee, désert, wake surf. Peu importe le moyen, j’ai juste besoin de me sentir en vie.
Pis c’est pas juste dans le sport. J’aime que ça aille vite partout : dans ma vie, dans ma business. Je suis une fille de vitesse dans à peu près toutes les sphères. Il y en a une où je préfère prendre mon temps, mais ça, c’est une autre histoire.
La moto, elle, me donne quelque chose de différent. Elle me ramène dans le moment présent. Quand je roule, je peux pas travailler, je peux pas être sur mon cell, je réponds à personne. Je mets ma musique, pis je flow avec la machine. C’est un des rares moments où le monde se tait. Ça, ça n’a pas de prix.

Le Maroc, Cyndi, pis mes limites
Un de mes plus beaux souvenirs de moto, c’est au Maroc, avec Cyndi. Des sacrées courbes en montagne, le genre où un faux mouvement pis c’est bye-bye en bas de la falaise. J’ai poussé mes limites cette journée-là. Pis j’en suis vraiment fière.
Cyndi, justement. Ça fait un an que je la coach. C’est un peu par elle que j’arrive dans la famille Chicks and Machines, pis honnêtement, je pouvais pas tomber sur un mouvement plus aligné avec ce que je porte.


Ma mission : faire vivre les femmes, pas juste les faire performer
Parce que voici ce que je fais vraiment, à travers Artemiss Conscious Wellness, ma business : j’aide les femmes à sortir du mode survie. À arrêter la guerre contre leur propre corps.
Pis dans le monde des sports motorisés, je vois beaucoup de femmes qui sont dans la performance à fond. Le contrôle, le dépassement, l’adrénaline. Je les comprends tellement : moi la première, je compétitionne déjà avec moi-même à temps plein. J’adore performer. Mais je sais aussi que la performance, sans écoute du corps, finit par nous coûter cher. Le stress s’accumule, pis c’est le corps qui encaisse.
Ce que je veux transmettre, c’est qu’on peut être encore plus performante en lâchant le contrôle. En donnant à notre corps ce dont il a vraiment besoin. En vivant sa vie au lieu de la survivre. C’est exactement ça, l’esprit de Chicks and Machines : des femmes qui prennent leur place à fond et qui le font sans se brûler.

En terminant
Fait que voilà. Une fille de Longueuil, tombée dans les moteurs dans un champ, qui a roulé de la République dominicaine à Bali, en passant par les États-Unis et le Maroc, qui a vécu quatre ans sur la route, pis qui carbure autant à la vitesse qu’à voir d’autres femmes reprendre leur pouvoir.
Je suis vraiment contente d’embarquer avec vous. On va avoir du fun.




