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Fin de saison en motoneige : prudence accrue, plaisir intact
Le weekend de la Saint-Valentin aura été funeste pour les amateurs de motoneige. Ce genre de nouvelles nous affecte énormément et nous pousse à réagir.
On s’est entretenus avec Nancy Pichette, responsable des communications et du marketing pour la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ), sur les pratiques sécuritaires à adopter lors de la fin de la saison de motoneige.
Malheureusement, beaucoup de conducteurs semblent ignorer les dangers et font preuve de témérité. Un accident est vite arrivé, mais pourrait aussi être prévenu en sachant adapter sa conduite aux conditions changeantes de la saison.
Est-ce qu’il y a plus de risques d’accidents en fin de saison?
Il n’y a pas nécessairement plus de risques d’accidents en fin de saison.
Toutefois, il est important de redoubler de prudence, puisque les conditions deviennent souvent plus imprévisibles : la neige peut être plus molle, les sentiers plus glacés ou dégradés. Les variations de température entre le jour et la nuit peuvent également affecter la qualité des sentiers.
De plus, certains motoneigistes ont tendance à vouloir profiter des dernières sorties, ce qui peut entraîner une baisse de vigilance.

Quels sont les risques de faire de la motoneige en fin de saison?
En fin de saison, certains sentiers où l’enneigement est moins abondant peuvent laisser apparaître le fond du terrain, comme de la boue, de la terre ou du gravier. Ces conditions réduisent l’adhérence et peuvent surprendre les motoneigistes s’ils ne sont pas attentifs.
Il est donc essentiel de réduire sa vitesse afin de conserver un bon contrôle de sa motoneige et de s’assurer d’avoir un temps de réaction suffisant pour faire face à ces situations.
Adapter sa conduite aux conditions du sentier demeure la meilleure façon de profiter de la fin de saison en toute sécurité.
La neige est-elle pareille?
En fin de saison, la neige n’est pas la même qu’au cœur de l’hiver, principalement en raison des variations de température. Avec le retour de journées plus douces et de nuits plus froides, la neige subit des cycles répétés de gel et de dégel.
Cela transforme sa texture : elle devient souvent plus lourde, plus molle ou parfois même glacée. L’enneigement peut aussi diminuer, surtout dans les secteurs exposés au soleil ou plus achalandés, ce qui laisse apparaître davantage le sol.


Quelles pratiques sont à éviter en fin de saison (et toute l’année)?
Certaines pratiques doivent être évitées en tout temps, mais elles deviennent encore plus importantes en fin de saison, alors que les conditions sont plus fragiles et changeantes.
Le vagabondage en terres agricoles
Le vagabondage en terres agricoles en est un bon exemple. À cette période de l’année, la couche de neige agit comme une protection isolante naturelle contre le gel. En circulant hors des sentiers, on retire cette couche protectrice, exposant directement le sol et les cultures aux températures froides des nuits encore hivernales.
Même si le printemps approche, les nuits demeurent souvent sous zéro, et cette perte d’isolation peut nuire aux récoltes à venir. Respecter les sentiers balisés, c’est aussi respecter le travail des producteurs agricoles et préserver de bonnes relations avec les propriétaires terriens.
La circulation sur les plans d’eau non balisés
Il en va de même pour la circulation sur les cours d’eau gelés. On ne devrait jamais circuler sur un plan d’eau qui n’est pas balisé, et cette règle devient encore plus cruciale en fin de saison.
À l’œil nu, il est impossible de déterminer l’épaisseur réelle de la glace. Des décharges d’eau, des courants ou des zones plus minces peuvent se former sous la surface, même au beau milieu d’un lac ou d’une rivière. Le gel et le dégel fragilisent la structure de la glace, la rendant imprévisible.
La conduite avec facultés affaiblies
Enfin, il est essentiel de rappeler qu’on ne doit jamais conduire avec les facultés affaiblies. Peu importe la période de la saison, ce comportement met en danger non seulement le conducteur, mais aussi tous les autres usagers des sentiers.

Y a-t-il des endroits à éviter particulièrement?
Tout ce qui n’est pas balisé.
En fin de saison, les zones boisées clairsemées, les champs, les fossés, les rives et les plans d’eau deviennent particulièrement à risque.
Avez-tu des conseils pour éviter de se mettre en position dangereuse?
Une sortie sécuritaire commence toujours par une bonne préparation.
- Vérifier que les sentiers sont ouverts et sécuritaires
- Consulter la météo
- Inspecter sa motoneige (carburant, freins, courroie, phares, huile)
- Informer un proche de son itinéraire et de son heure de retour
- Partir bien équipé (vêtements adaptés, téléphone chargé, trousse de premiers soins, outils de base)
Avant de partir, il est toujours recommandé de bien planifier sa sortie en prenant quelques précautions simples, mais essentielles. Vérifier son itinéraire permet de s’assurer que les sentiers sont ouverts, sécuritaires et adaptés aux conditions du moment.
Il est aussi important de consulter la météo, puisque les variations de température, le vent ou les précipitations peuvent rapidement transformer l’état des sentiers, surtout en fin de saison.
L’état mécanique de la motoneige ne doit pas être négligé. Une inspection de base — carburant, freins, courroie, phares et niveau d’huile — peut prévenir bien des imprévus en sentier. Une panne en région éloignée peut rapidement devenir une situation à risque, particulièrement lorsque la luminosité diminue ou que les températures chutent.
Informer un proche de son itinéraire et de son heure approximative de retour est également une bonne pratique. En cas de problème, cela facilite les interventions et permet de réagir plus rapidement.
Enfin, partir bien équipé fait toute la différence. Avoir des vêtements adaptés, un téléphone chargé, une trousse de premiers soins, ainsi que quelques outils de base contribue à rouler avec confiance et à réduire les risques.
En somme, une sortie sécuritaire commence toujours par une bonne préparation.

Que faire si l’on se retrouve dans l’eau après avoir traversé une glace fragile?
Même si la règle d’or est d’éviter toute surface glacée non balisée, il est important de connaître les bases de l’auto-sauvetage.
Selon la Société de sauvetage, si vous tombez dans l’eau :
- Gardez votre calme. Le choc thermique provoque une respiration rapide et incontrôlée. Essayez de contrôler votre respiration.
- Tournez-vous vers l’endroit d’où vous venez. C’est généralement là que la glace était suffisamment solide pour vous soutenir.
- Cassez la glace fragile avec vos coudes pour rejoindre une zone solide.
- Appuyez vos avant-bras sur la glace.
- Battez des jambes vigoureusement pour vous propulser à l’horizontale.
- Rampez ou roulez sur vous-mêmes pour vous éloigner du trou, sans vous lever immédiatement.
Si vous êtes témoin d’un tel incident :
- Composez immédiatement le 911.
- Évitez de vous approcher debout.
- Tendez un objet (corde, branche, traîneau) pour aider la personne sans vous exposer au même danger.
La prévention demeure la meilleure protection : quand c’est incertain, restez loin.
Que faire lorsqu’on est témoin d’un accident en sentier?
- Vérifier si des personnes sont blessées.
- Appeler le 911 en cas de blessure.
- Sécuriser les lieux en positionnant des motoneigistes en amont pour avertir les autres usagers.
- Recueillir les informations nécessaires.
Intact Assurance propose une application mobile permettant de recueillir rapidement les informations nécessaires et de transmettre une réclamation.
Intact Assurance offre aussi aux motoneigistes assurés un service d’assistance routière directement en sentier. La protection Ma motoneige et moi inclut notamment :
-
Quatre services d’assistance par année
-
Une assurance de personne de 10 000 $ en cas de décès ou de mutilation
-
Une protection pour les accessoires et équipements ajoutés jusqu’à 5 000 $ (et plus selon la couverture)
On espère que tous ces conseils sauront être utiles aux motoneigistes. Soyez prudents en fin de saison. On veut vous voir rider l’an prochain!




